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Entre la rivière d’Ain et le Rhône, Loyettes est, jusqu’à la révolution française un petit hameau de cultivateurs. A sa tête se succèdent alors grands barons ou seigneurs (Savoie, Dauphiné) intéressés par cette route stratégique vers le lyonnais ou la Savoie, mais aussi par les fortifications de Loyettes, réputées imprenables (elles seront en partie détruites en 1734). Néanmoins, très résistant vis-à-vis des drames politiques ou militaires, le peuple loyettain aborde l’ère moderne avec sagesse et raison.
C’est après la révolution que les principaux traits de la commune de Loyettes prennent forme : les chemins communaux sont agrandis tout de suite après la révolution, l’église est restaurée, un arbre de la liberté est plantée. Une école est édifiée en 1846, sur l’emplacement de l’actuelle mairie ; elle sera agrandie en 1922 et ce n’est qu’en 1978 que le groupe scolaire voit le jour rue du Carillon.
Au début du 20ème siècle, les rues de Loyettes sont éclairées, les réseaux d’eau potable et d’eaux usées se développent, pour atteindre le hameau des Gaboureaux en 1960. De son côté, le célèbre pont de Loyettes, plusieurs fois détruits et reconstruits (notamment durant la seconde guerre mondiale) prend sa forme définitive en 1946.
Durant la seconde guerre mondiale, le lieutenant-radio Pierre Delaye est à Loyettes un résistant courageux.
Aujourd’hui, l’urbanisation des 50 dernières années a fait de Loyettes une commune de 2354 âmes, toujours plus jeune (60% ont moins de 39 ans) ; l’agriculture, toujours prédominante, s’est intensifiée et perfectionnée.
Si les industries de la Plaine de l’Ain, la Centrale électrique du Bugey, et l’agglomération lyonnaise attirent de nombreux travailleurs loyettains, cette commune reste dotée de traditions historiques et d’une qualité de vie exceptionnels
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